Créer un blog Présentation

Nom du blog :
theoriedeletat
Description du blog :
l'Etat, son origine, sa réalité, son évolution, ses maladies, son fonctionnement, son devenir ...
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
10.05.2007
Dernière mise à jour :
08.06.2007
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or theoriedeletat
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· La Colonisation
· la définition de l'Etat
· le Déclin et le déclinisme

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

sympa.
07.06.2007
RSS

Autres blogs à visiter :

· nicolasisnard
· psbourgoinjallieu
· accordavenir
· centristepragmatique
· vivelagauche
· sabihaahmine
· anarchie23
· lalliancedesdemocratessocioliberaux
· borlooenforce
· soutiensnicolasisnard



le Déclin et le déclinisme

Posté le 08.06.2007 par Jean-Michel Oudjani
OBSERVATOIRE DE L'ETAT

Jean-Michel Oudjani
2007

extraits du livre L'Etat : Théorie et Pratique


le déclinisme

Il s’exprime à travers la propension à croire au déclin. Le déclinisme se présente sous la forme d’une déploration (on déplore) ou d’une lamentation (on regrette) qui se nourrit de la vision nostalgique d’un passé heureux souvent reconstruit ou recomposé. Il ne concerne pas l’Etat mais les Pouvoirs (la société, le politique, le religieux…). Comme les Pouvoirs influencent les dirigeants de l’Etat, notamment dans les régimes démocratiques, ce dernier peut être concerné et atteint par cette maladie.

La notion de déclin s’apprécie toujours par rapport à une comparaison, soit avec une époque antérieure, soit par rapport à un environnement. Elle sous-entend aussi une vision d’un présent ou d’un futur idéal qui serait contrariée.

Le déclinisme repose sur certaines croyances pessimistes comme par exemple:
- toute réforme est porteuse d’effets négatifs et pervers qui conduisent à produire un résultat contraire à celui recherché ;
- il existe des courants et des aspirations qui ont une puissance si forte que toute mutation ou évolution est impossible durablement;
- l’innovation et la nouveauté suscitent automatiquement la peur, la régression, la menace et la craint ;
- on sait toujours ce que l’on perd, on ne sait jamais ce que l’on peut gagne.


Le déclinisme suscite deux comportements bien distincts :
- le fatalisme et la résignation conduisent au conservatisme et à l’immobilisme. Le déclin est vécu comme étant une forme de désillusion face à un espoir de progrès. Il est la fin d’un cycle : le présent est subi, le passé est sublimé et le futur apparaît triste. Pour expliquer cette situation qui résulte souvent de la carence des élites au pouvoir, la population recherche des boucs émissaires et/ou essaie d’accréditer l’idée d’un complot ourdi de l’étranger ou par certaines communautés.
- la fuite en avant se traduit par des prises de risque inutiles qui sont une forme de progressisme impatient. Une véritable frénésie du changement, de la réforme et du bouleversement se répand. Des idéologies utopistes génèrent un accroissement du désordre, des frustrations et des déséquilibres. La fuite en avant et la peur du changement facilitent l’émergence de comportements conservateurs et corporatistes parfois très violents. Elle se termine immanquablement en tragédies, en régression et en vrai déclin.



Le déclinisme se conjure aisément grâce à la combinaison de quatre facteurs  : une vision de l’avenir qui se traduit par une ambition exprimée en objectifs réalistes et atteignables; une politique volontariste c’est-à-dire des actions concrètes avec des effets visibles et durables; le respect affirmé de l’autorité qui se matérialise par des certitudes positives et la mise à l’écart des négationnistes (. ces derniers se distinguent des opposants car ils ont une culture d’opposition systématique et non constructive) ; la promotion des vertus de base comme l’honnêteté, le dévouement, l’effort et le travail.

La conjuration du déclinisme passe aussi par la promotion de l’idée de progrès. Elle permet de précipiter la mutation du Pays Légal et son remplacement par des éléments issus du Pays Réel.

Le progrès ne se résume pas à la science et à la technique. Il concerne toutes les formes de connaissance, les modes de vie, la pensée, l’art… Il s’intéresse à l’ensemble de la personne humaine et à son environnement. La notion de progrès combine d’ailleurs des éléments qualitatifs (toujours mieux) et quantitatifs (toujours plus). Ce progrès est notamment facteur de :
- puissance car: il permet d’accroître les richesses, l’influence, le pouvoir…
- redistribution car il favorise notamment l’émergence de nouvelles élites et de réduire les inégalités,
- paix sociale car il ouvre par exemple des perspectives d‘évolution, de mobilité et d’enrichissement.

L’objectif de l’Etat est de positiver le progrès et de le diffuser en lui donnant une vocation : améliorer dans la durée les conditions de vie (quantitativement et qualitativement) du plus grand nombre, la dignité humaine et l’environnement. Le principe de précaution apporte un utile complément. Il incite à étendre le champ des connaissances et de la recherche non seulement au fait générateur du progrès mais aussi à l’ensemble des interactions. Une véritable quête vers le mieux peut devenir le moteur d’une espérance collective.

Le progrès n’est pas sans conséquence pour l’Etat. Les différents Pouvoirs Constitués (société, religieux, administration, politique…) et les élites sont traditionnellement conservateurs. Ils craignent la contradiction, la spontanéité, le débat, l’innovation… qui risquent de remettre en cause les équilibres et d’introduire l’incertitude. Ils préfèrent favoriser la recherche du confort matériel, l’individualisme, l’hédonisme… qui sont autant de moyens pour maintenir le statu quo.

La science et la techniques peuvent aussi être une formidable machine productrice de déclin en réduisant les êtres humains à de simples outils de production et de consommation, en déshumanisant la société… La course incontrôlée au profit et à la division du travail peut conduire à la barbarie. Afin de disposer d’un Progrès utile, positif et durable, l’Etat a intérêt à promouvoir et à défendre une forte morale publique.


Allez voir le site : http://web.mac.com/oudjani/iWeb/Site%20Etat%20/Accueil.html




--

La Colonisation

Posté le 07.06.2007 par Jean-Michel Oudjani

L'ETAT : THEORIE ET PRATIQUE

Jean-Michel Oudjani


Réflexions et analyses portant sur la Colonisation dans le Monde



* La colonisation est directement liée à la notion d’espace et de territoire. Ce phénomène concrétise des rapports de forces entre deux acteurs différents. L’un est en situation de conquête et de développement. L’autre subit les événements et est conduit à se soumettre, à muter ou à disparaître. Ce phénomène est très courant dans le règne animal et végétal.

Pour les êtres humains, la colonisation est l’occupation par un ensemble de personnes d’un espace qui ne leur appartient pas. Celui-ci peut être physique (des terres) ou virtuel (une langue, des comportements….). La colonisation implique une action semblable à une invasion. C’est une forme à la fois d’atteinte au droit de la propriété mais aussi à l’intégrité physique et morale des personnes. La colonisation est porteuse de hiérarchisation (une autorité centrale et des personnes sous tutelle) et de discrimination (distinction entre indigène et colonisateur).

Plusieurs types de colonisation existent :
la colonisation de peuplement a pour but d’implanter une population nouvelle sur un territoire donné avec pour objectif de s’installer définitivement,
la colonisation culturelle cherche à imposer des normes et des valeurs avec pour but de remplacer celles en vigueur dans le pays concerné,
la colonisation économique vise à contrôler directement ou indirectement la production de richesse et la création de valeur dans un pays donné. Elle peut s’appuyer sur la maîtrise des réseaux de distribution, des circuits financiers…
la colonisation politique place un Etat constitué ou une population sous la dépendance d’un autre Etat en soumettant ses forces armées, son appareil administratif et juridique à un contrôle plus ou moins strict.

La colonisation est d’abord un état d’esprit. Elle se concrétise toujours par une occupation d’espace et une domination. Une population est soumise ou influencée par une autorité extérieure. Cette soumission peut être consentie ou pas, durable ou non. Elle se matérialise souvent par le versement de tributs et l’obligation de se soumettre à des normes (hiérarchisation).


* Les motivations des colonisateurs sont nombreuses et variées :
la démographie : la surpopulation provoque des migrations de populations qui vont s’installer sur de nouveaux territoires,
le social : le manque de perspectives, de progrès, d’évolution… incite une partie des habitants à partir vers de nouveaux pays plus ouverts et plus dynamiques,
l’économie : le besoin de disposer de matières premières, de main-d’œuvre ou de marchés incite à occuper certains pays,
le politique : des révolutions ou des changements de régime peuvent pousser à l’exil des groupes de personnes,
l’insécurité : des conflits armés et des guerres civiles incitent une partie de la population à rechercher des zones plus sûres,
les aléas climatiques : il s’agit de fuir la famine, la sécheresse, les catastrophes naturelles comme des tremblements de terre ou des cyclones,
le commerce : le but est de pouvoir contrôler des routes maritimes, disposer de comptoirs et échanger des marchandises,
la supériorité : les connaissances, les techniques et les armements créent un rapport de forces très favorable et facilitent la confrontation avec d’autres peuples, puis leur domination,
la stratégie militaire : il s’agit de contrecarrer les visées expansionnistes d’un pays concurrent et de sécuriser certaines zones vitales,
les motivations idéologiques : des Etats essaient de promouvoir des modèles de société en soumettant des peuples et des pays,
le développement personnel : la colonisation permet de donner une nouvelle chance à des personnes qui peuvent recommencer leur vie,
le maintien de l’ordre : des Etats sont contraints de placer sous contrôle certains pays qui présentent une menace pour l’ordre public international (terrorisme, pollution, maffia…).


* Les colonisés sont parfois demandeurs car ils attendent de la colonisation…
la paix : en s’adossant à une puissance, l’Etat ou le peuple colonisé se place sous la protection d’un plus fort susceptible de les protéger contre les agressions de ses voisins,
la tranquillité : le but est de remettre de l’ordre en interne, d’éviter les guerres civiles et la lutte entre les factions,
la création de richesses : les aides financières et les investissements notamment en infrastructures provenant du colonisateur favorisent un développement économique plus rapide et durable,
le progrès : il existe la possibilité de bénéficier de transferts de savoir et d’accès à des bases de connaissance,
le développement personnel : le colonisateur facilite l’émergence d’une classe sociale nouvelle plus libre et ouverte aux évolutions,
une reconnaissance : la puissance de l’Etat colonisé vis-à-vis des autres Etats est plus forte car il peut compter sur l’appui de son protecteur,
la solidarité idéologique : le but est de défendre la même cause que l’Etat protecteur et de contribuer activement à sa promotion,
le calcul : en choisissant « leur » colonisateur, les Etats les plus faibles essaient d’éviter qu’une autre grande puissance (non désirée) ne vienne s’imposer à eux.

Une remarque paradoxale: les arguments utilisés par les partisans de la colonisation (côté colonisateur comme du côté du colonisé) ressemblent à ceux que mettent en avant les promoteurs des Empires ou les défenseurs des organisations supranationales.


* Les Etats ne sont pas par essence colonisateurs sauf dans deux circonstances :
- lorsqu’il s’agit d’étendre le territoire en occupant des espaces jouxtant le pays,
- ou quand il faut assurer la sécurité de certains approvisionnements stratégiques (énergie, eau potable…) et/ou la tranquillité publique.

Leur pratique les porte plutôt à la constitution et à la gestion de bases ou de comptoirs qui leur permettent d’y concentrer des moyens notamment militaires sur peu d’espace.

Les raisons qui expliquent la réticence des Etats à la colonisation sont variées :
le coût élevé les oblige à consacrer des ressources importantes, notamment militaires et administratives,
la gestion humaine nécessite de distinguer au sein de la population, les ressortissants et les indigènes. Ce qui est contraire à leur vocation d’assurer la cohésion sociale et l’unité,
les relations avec les Pouvoirs Constitués sont souvent tendues car ceux-ci sont engagés dans des stratégies d’expansion. Des groupes de pression spécifiques (le parti colonial) essaient d’influencer l’Etat en le détournant de certaines de ses missions,
les affaires internationales deviennent plus complexes et obligent les Etats à élargir le champ de leurs relations. Les risques de conflits s’accroissent ainsi que les confrontations culturelles,
la pression fiscale ne peut qu’augmenter afin de financer des besoins exponentiels…

En examinant l’Histoire européenne, il apparaît que la colonisation a permis à des Etats affaiblis de disposer de réserves et de ressources supplémentaires qui se sont révélées très utiles lors des différents conflits et guerres.

Ce fut le cas de la France. Le phénomène colonial a été porté et développé principalement par la IIIe République et répondait à plusieurs objectifs : apporter la civilisation à des peuples étrangers, consolider la république, lutter contre l’hégémonie britannique ou allemande, se débarrasser de populations jugées suspectes, compenser la faiblesse de la démographie nationale, « occuper les militaires »…


* Dans les pays colonisateurs, le phénomène colonial résulte d’abord de la vision et de la volonté des Pouvoirs Constitués. Ils poursuivent des buts différents :
le pouvoir religieux ou idéologique cherche par la colonisation à convertir et à transmettre ses valeurs à d’autres peuples,
le pouvoir économique a besoin de débouchés commerciaux, de ressources naturelles, de main-d’œuvre bon marché, de profits, d’économies d’échelle…
le pouvoir juridique entend promouvoir des normes universelles,
le pouvoir politique considère la colonisation comme un moyen à la fois de mobilisation des populations, de différenciation et de confrontation,
le pouvoir administratif veut élargir son pouvoir réglementaire et d’encadrement,
le pouvoir impérial est par essence colonialiste,
enfin la société est à la recherche d’idéaux, d’utopies, d’espérances, d’appartenances… La colonisation est un moyen pour se débarrasser des indésirables et ainsi instaurer l’ordre public.

L’action des Pouvoirs Constitués contraint parfois les Etats à intervenir pour protéger ses ressortissants. Il arrive que ceux-ci se trouvent inquiétés par la réaction des populations locales. Après une phase très bénéfique, les colonies comme les relations internationales finissent souvent par être une cause d’appauvrissement des Etats. [url] [/url]

la définition de l'Etat

Posté le 07.06.2007 par jean-Michel Oudjani


Définition de l’Etat


L’Etat peut se définir de la façon suivante :

L’Etat est une personne morale souveraine qui exerce son autorité sur un territoire habité par une population qui lui est soumise.

Si les mots population et territoire renvoient vers du concret et se matérialisent aisément, il n’en va pas de même pour des termes comme personne morale et souveraine. Ils possèdent une forte valeur culturelle, contingente et évolutive.

L’Etat résulte donc de réalités matérielles et objectives mais aussi de croyances produites par la civilisation.



une citation fondamentale : " L’indépendance est pour l’Etat, ce que la Liberté est à l’Homme.”


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus